Foies gras, confits de canard ou d’oies, manchons et autres joyeusetés seraient bénéfiques pour notre santé cardio-vasculaire, si l’on en croit les théories du « paradoxe français ». L’occasion de se rendre sans scrupule aux nombreuses foires grasses qui se déroulent dans le Sud-Ouest, comme à Brive la Gaillarde.
Nous mourrons moins, et spécialement les habitants du Sud Ouest, de maladies cardio-vasculaires que nos voisins anglo-saxons ou les américains. Face à ce constat, les scientifiques se sont penchés sur nos habitudes alimentaires. Ils ont ainsi découvert il y a 20 ans que certaines graisses prévenaient ce type de maladies. Exit le beurre, place à la cuisine à base de graisse d’oie ou canard, aussi bonne que l’huile d’olive. « Que du bon gras! » dirait Jean-Pierre Coffe.
Autre paradoxe, les bienfaits du vin rouge ou encore la consommation systématique de fromage à la fin des repas qui seraient également bénéfiques.
Cette théorie a malheureusement été réfutée par les chercheurs londoniens Malcolm Law et Nicholas Wald de l’Institut Wolfson. Leur conclusion ? Les Français sont traditionnellement moins consommateurs de gras animal que les Britanniques par exemple, qui est une cause reconnue de problèmes cardiaques. MONICA, nom d’une étude internationale réalisée par l’Organisation Mondiale de la Santé sur les affections cardiovasculaires, a également démontré que « la fréquence de la maladie coronaire en France n'est pas exceptionnelle, mais du même ordre que dans les pays du Sud, de même latitude ». Notre bonne santé tiendrait donc surtout à la diversité et à l’équilibre de notre alimentation.
Le « French Paradox » reste tout de même un bon alibi pour se rendre à ces foires, rendez-vous des gourmets où les producteurs viennent exposer et vendre leurs meilleurs foies gras d’oies et canards et leurs plus beaux palmipèdes.
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posté le 2009-04-30 16:23:12 par Sarah P.





