Le rapport qualité/prix du cassoulet mensuel de cette cantine toulousaine vaut le détour.
Cette préparation typique du Midi de la France serait née pendant la Guerre de Cent ans. Une certitude, au pays du Cassoulet, la guerre continue… Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Villefranche-de-Lauragais se disputent rituellement la paternité de la recette du « vrai » cassoulet. Et chaque innovation provoque des remous dans la marmite…
A Toulouse, Raymond, le patron de la « cantine » Chez Raymond, met tout le monde d’accord sur le rapport qualité/prix. Le premier jeudi de chaque mois, il sert pour 7€ seulement un cassoulet dans la tradition toulousaine, en tout cas. A la Dépêche, le journal local, il déclare : « Mon cassoulet contient : du confit, de la saucisse, de l'andouillette, de la couenne, des carottes, des herbes de Provence et des tomates. Il demande trois heures de cuisson. » Raymond est un sage. Les ingrédients de base varient. Un point parfait la différence: la cuisson. « Plus elle est longue, plus le plat est bon ».
La dégustation du cassoulet de Raymond, avec des morceaux de rugby dedans, constitue une véritable expérience haute en couleur, limite troisième mi-temps. Bruit, ambiance festive, clientèle estudiantine mixée avec celles d’habitués. Soupe-entrée-plat-dessert = 11,50 € ! Entre autres joyeuses bandes, les « Gorettes », l’équipe de rugby féminine de l’IEP de Toulouse, ont établi ici leur QG. Dans la ville rose, les filles aiment aussi la castagne et le cassoulet.
S’il vous reste de la place après le plat de Raymond, lancez-vous sur la Route des Cassoulets créée par l’ « Académie universelle du cassoulet » sur un axe Toulouse-Castelnaudary-Carcassonne. Elle rassemble des établissements dans le but de promouvoir le cassoulet et un certain savoir-faire dans l'art culinaire.
> Nouvel avis, ou question





