Nostalgiques des locomotives à vapeur ou passionnés du monde ferroviaire, venez découvrir l’AJECTA (Association de Jeunes pour l'Entretien et la Conservation des Trains d'Autrefois) qui, depuis près de 40 ans, restaure et fait circuler de vieilles machines.
L’association a été créée par des passionnés du monde ferroviaire, en majorité des cheminots qui voulaient sauvegarder ce patrimoine industriel prêt à partir pour la feraille. Avec maintenant douze locomotives restaurées, des voitures de voyageurs, du matériel de fret… qui témoignent de près d’un siècle d’évolution du chemin de fer, de 1840 à 1950, leur mission semble accomplie.
Tous bénévoles, les membres de l’association s’attellent à la restauration avec un savoir transmis au fil des générations par les « anciens » de l’association, qui connaissaient les machines pour avoir travaillé dessus. Tâche de longue haleine : la dernière locomotive a été restaurée en 20 ans.
Le musée est installé dans une ancienne rotonde (dépôt de locomotives), qui mérite à elle seule le déplacement pour son architecture. Rénovée par l’association et située à Longueville, elle a été classée monument historique. Très peu de bâtiments de ce type et de cette époque existent encore, sans compter que tout, dans l’ambiance du lieu, évoque le XIXe siècle. Outre les locomotives et voitures, vous pourrez y découvrir de nombreux documents iconographiques, des objets,… à travers des visites libres ou guidées.
« L’âme de l’association est de faire rouler », elle propose donc également des voyages pour le public, à bord d’une locomotive de 1916 et de voitures des années 30. En prime : des trajets choisis pour la beauté de leur paysage ou leur intérêt touristique, et des arrêts fréquents durant lesquels observer le travail des équipes sur la machine.
Dernière activité de l’association pour faire vivre ce patrimoine : leurs trains sont utilisés dans de nombreux tournages depuis près de 20 ans. L’association a ainsi participé à de nombreux films comme « Arsène Lupin », « Le Grand Charles », « Un long dimanche de fiançailles » ou encore « Les femmes de l’ombre ». « C’est intéressant de voir les différences entre nous, qui sommes bénévoles et prenons des jours de congés pour conduire les locomotives sur les tournages, et la grosse mécanique du cinéma avec parfois 200 personnes » s’amuse Frédéric Course, secrétaire de l’Association.
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posté le 2008-07-28 17:06:35 par Danis





