Un océan de vignes baigne Narbonne, située au cœur de trois AOC (Corbières, Coteaux du Languedoc La Clape et Quatourze). L'une d'elles, l'AOC de la Clape, désaltérait déjà les romains et les prélats narbonnais... Aujourd'hui c'est au tour des chinois de la goûter.
Entre la sauvagerie du massif de la Clape et la sérénité de l’étang de Bages-Sigean, un îlot de cailloutis couleur rouille borde la Méditerranée. Un rude terroir que cette micro AOC de 550 hectares où les racines de la vigne plongent dans l’histoire. C’est sûrement l’un des plus anciens vignobles de France et de Languedoc : il a été planté par les Romains voilà plus de 2 000 ans.
La ville de Narbonne a acquis une parcelle de 7,5 hectares, d’où l’on tire le Narbo 118, cru municipal à but humanitaire et dont la vente permet de financer des châteaux d’eau au Burkina Faso. Narbo, comme le nom originel de la ville. 118 comme l’année de sa fondation, au IIe siècle avant notre ère.
Vous le dégusterez à l’Horreum romain, principal vestige antique de Narbonne. Boire un Quatourze, c’est déguster une mémoire. Mais une mémoire bien vivante.
Si les terres du château Notre-Dame-du-Quatourze ont appartenu aux archevêques de Narbonne jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’actuel propriétaire, Georges Ortola, part à l’assaut de la Chine. Le vigneron a investi dans une usine d’embouteillage au centre de l’Empire du milieu. Grenache, Cinsault et Mourvèdre pour les rouges ; Maccabieu, Vermentino et Viognier pour les blancs. Il se déguste aussi sur place.
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