Les fresques romaines présentées au musée archéologique de Narbonne proviennent d'un site exceptionnel : le Clos de la Lombarde. La découverte de ce lieu a permis une véritable immersion dans le passé antique de la ville.
Les plus belles fresques romaines hors d’Italie, visibles au musée d’archéologie de Narbonne, proviennent d’un site au nord de la ville, le Clos de la Lombarde. Découvert en 1973 par Raymond et Maryse Sabrié, le lieu est depuis l'objet de fouilles archéologiques. Les recherches effectuées dans cet ancien quartier résidentiel, digne de Pompéi, ont été riches d'enseignement sur l'habitat gallo-romain narbonnais. Six maisons ont été mises au jour, dont deux entièrement.
L'une d'elles, la maison à Portiques, date du Ier siècle avant notre ère. De manière classique, la villa se compose de deux corps de bâtiments, centrés sur l'atrium et le péristyle. On note cependant quelques adaptations dans son architecture, dues aux conditions climatiques de la région. Ainsi, l'ouverture au sud permet de bénéficier au mieux du Soleil, et protège l'habitat du vent d'ouest, très froid en hiver. La décoration des sols et des murs a été particulièrement soignée.
L'autre maison est plus récente. Elle date de la fin du IIe siècle et sa structure diffère légèrement. Elle ne comprend qu'un corps de logis et son plan en U rappelle ceux observés à Orange sur des vestiges de la même époque. Le site a livré le décor d’un plafond, trouvaille extrêmement rare, représentant une ménade prise par la frénésie de la danse. L'ensemble est visible au musée d’Archéologie de Narbonne. Détail macabre : dans le puits de la maison ont été trouvés des ossements, dont les squelettes de 27 bébés et celui d’un singe rarissime dans le monde romain, un macaque de Gibraltar.
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