La Narbonne médiévale ne se résume pas à l’architecture religieuse. Osez franchir la Robine pour explorer le quartier de Bourg…
Depuis l’hôtel de ville, franchissez le pont des Marchands, couvert d’habitations et évoquant le Ponte-Vecchio de Venise, et mettez cap au sud en direction de l’hôtel- Dieu. Au 8 rue du Luxembourg, des fenêtres géminées (doubles) signalent la façade du logis de la Vache. Il ne s’agit pas d’une étable mais d’une auberge fameuse au XVe siècle. Vache vient de la déformation de « bâche »…
Cinq cariatides à forte poitrine
A deux pas des portes Saint-Paul et de Perpignan, un autre joyau : la façade Renaissance de la maison des Trois-Nourrices (1558). Cette fois l’appellation s’inspire de cariatides à forte poitrine, d’où la référence à des … « nourrices» ! La principale des deux baies à trumeaux, avec fenêtres à meneaux et rinceaux, compte en réalité cinq de ces opulentes sculptures. Elles ont échappé à la convoitise d’un amateur grâce au rachat de la maison par Louis Berthomieu, petit-neveu de Paul Tournal, sauveur du patrimoine narbonnais.
Cours du drap et poésie
Place des Quatre-Fontaines, la Bourse au drap, identifiable à ses trois baies gothiques, rappelle l’activité drapière qui fit la fortune de la ville. On l’appelle aussi maison des Inquants, du nom des crieurs qui fixaient les cours. Au passage, notez la maison du Consulat, occupée par un fleuriste, où se réunissaient les notables municipaux avant le transfert de leur institution au palais des Archevêques, en 1852. Tout près, rue Benjamin- Crémieux, a vécu le poète Pierre Reverdy.Vous rejoindrez enfin l’hôtel de ville par la rue du Pont-des-Marchands au pavage de marbre de Caunes-Minervois.
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posté le 2008-12-23 14:53:42 par Lorena Viel





