Le « cepoun » désigne un cep de vigne. C’est aussi le nom du gardien des traditions tropéziennes qui choisit chaque année un capitaine pour les défendre.
Contrairement aux capitaines de ville des autres villages provençaux dont le rôle était purement honorifique, celui de Saint-Tropez était un vrai chef de guerre, chargé de la défense de la ville et des villages alentour. La cité tropézienne, quasiment désertée à la suite de la peste noire dévastatrice au milieu du XIVe siècle, a été repeuplée par 21 familles de colons génois et quelques familles tropéziennes réfugiées à Ramatuelle ou à Gassin. Au fil des ans, Saint-Tropez est passée entre les mains de différents seigneurs. Mais ces derniers, souvent absents, ont peu à peu perdu le droit de nommer le capitaine de ville. A partir de 1558, les documents en font foi, la communauté de Saint-Tropez élit son capitaine, le porte-enseigne ou un lieutenant, au grand dam du seigneur. Aujourd’hui, être nommé capitaine de ville représente toujours un grand honneur , d’autant plus que les Tropéziens, de même que les jeunes des autres communes qui participent aux différentes bravades, manifestent leur attachement à cette tradition. La devise de la commune est « Ad usque fidelis », ce qui signifie « fidèle à jamais ».
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