Les mardis et samedis matin, la Provence des collines a rendez-vous avec la Provence des plaines et de la côte. Villageois, citadins, agriculteurs, commerçants, touristes, habitants du cru… tous viennent célébrer la Provence éternelle.
Découvrir la cougourde, les cébettes et la sarriette
Tout impressionne au marché de Saint-Tropez : la superficie, avec des étals qui couvrent la totalité de la place des Lices, la foule qui envahit les allées après dix heures du matin – surtout l’été –, la variété et la qualité des produits proposés. Tout se vend et tout s’achète à l’ombre des parasols et des platanes : des vêtements de jolie facture, tuniques, maillots de bain, tee-shirts, des nappes et des tissus provençaux, des centaines de bijoux fantaisie, tous les ustensiles en bois d’olivier, en corne, des paniers de toutes tailles, formes et couleurs, quelques meubles et objets de brocante, des lys, des roses, de superbes bouquets de feuillages pour décorer les tables.
Côté maraîchers, les variétés de tomates anciennes côtoient les courgettes et leurs fleurs jaunes, les cougourdes, les petits artichauts violets, les poivrons, salades, cébettes, fèves, olives, oignons, tresses d’ail, sans oublier les herbes qui parfument les allées du marché avant de parfumer les plats : romarin, thym, laurier, sauge, sarriette, épices d’ici et d’ailleurs.
Rencontrez Loïc, âme du marché de Saint-Tropez
Faisant face au café le Clemenceau, Loïc de Saleneuve, figure de ce marché depuis 35 ans, expose tous les produits de la Cabrière, sa ferme des hauts de Collobrières : minuscules fraises des bois, framboises et tomates bio, cueillies la veille dans son potager (d’un hectare !), tommes et fromages de ses chèvres, du plus frais au plus sec, nombrils de Vénus, sorte de reblochon au lait de chèvre, brousses et yaourts, œufs bio, charcuterie de sa fabrication, confitures, sirops de fruits, miel et une délicieuse tapenade.
Sur ce stand vaste et bien rangé, rien n’est artificiel, tout est bio, brut, naturel – à l’image du patron, ancien rugbyman devenu éleveur de chèvres, philosophe et botaniste à ses heures. « Mon plus grand bonheur, dit-il, ce sont toutes les rencontres qu’on peut faire ici. Ça va du sourire ou du regard complice à des amitiés avec des anonymes ou des gens célèbres qui viennent, année après année, acheter, échanger, discuter en toute simplicité. Mon stand ressemble parfois à un café philo ! » Un conseil : pendant la haute saison, venez avant 8 h 30 et repartez avant 11 h. Vous éviterez les kilomètres de bouchons pour arriver sur la presqu’île et aurez le loisir de flâner sans être bousculé !
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