Il y a maintes façons de découvrir les Maures. Par la mer, par la terre, à pied, à cheval, en voiture… Mais pour s’immerger dans le paysage, faire corps avec la nature, rien de tel qu’une séance de land art !
Il est né en Bourgogne, a grandi en Champagne, est passé par Bobigny, avant de s’installer au Plan de la Tour, dans les Maures, d’où il n’a plus envie de bouger.
« Au début on a une vision estivale, presque carte postale. Mais quand on y vit, c’est vraiment extraordinaire. Les paysages changent perpétuellement. On passe d’une chênaie à une pinède, de la mer à la montagne, d’une lumière très tranchée à des éclairages très nuancés… »
S’essayer au land art
Artiste plasticien, il a une prédilection pour les œuvres éphémères et initie les profanes à l’art environnementaliste : « Nous partons en groupe, dans le cadre des balades natures commentées, avec le conservatoire de La Garde-Freinet ou l’office de tourisme de Ramatuelle. Je demande aux gens de se servir des matériaux trouvés sur place – branches, feuilles, fleurs, cailloux, roches, graines, sable – pour produire une œuvre collective. Les enfants partent souvent au quart de tour. Pour les adultes, c’est parfois un peu plus long. J’en ai déjà vu qui venaient avec leur chevalet ! C’est à moi de leur donner confiance, de leur montrer que je n’ai pas la science infuse. Après, c’est le regard qui construit l’œuvre, la circulation des regards. C’est amusant et même gratifiant, quand on contemple le résultat ! »
Daniel Van de Velde a une prédilection pour les troncs d’arbres qu’il évide pour n’en garder que l’enveloppe, le dernier cercle. « Quand je me promène en forêt et que je vois un tas de bûches, je vais reconstituer le tronc. » La nature est un puzzle merveilleux… A vous de jouer !
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