Ces plantes qui produisent près de 20 litres d’oxygène par jour et par mètre carré forment d’immenses prairies sous-marines en Méditerranée.
Elément essentiel de l’écosystème sous-marin, l’herbier de posidonie représente le premier maillon de la chaîne alimentaire. En effet, ce poumon de la mer stabilise les fonds marins, nourrit les poissons qui s’y abritent et s’y reproduisent. Il constitue un véritable pôle de biodiversité dans lequel on observe 25 % des espèces animales connues en Méditerranée, et font l’émerveillement des plongeurs. A terre, ses fruits, qu’on appelle des olives de mer, s’échouent sur les plages pour former des banquettes de feuilles sèches qui empêchent le sable des plages d’être emporté par les tempêtes. L’épaisseur de ces banquettes est d’ailleurs un signe de vitalité des herbiers de posidonie.
Protection rapprochée
Un temps menacée par la pollution des eaux littorales, l’expansion de la caulerpa taxifolia, « l’algue tueuse », et par les mouillages sauvages des plaisanciers – les ancres des bateaux, en raclant les fonds, arrachent et détruisent l’herbier –, la posidonie fait l’objet d’une protection active : instauration de la loi littoral, directive de l’Union européenne sur la conservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvages, installation de stations d’épuration de plus en plus efficaces. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le « réseau de surveillance posidonies » permet de suivre avec une grande précision l’évolution de l’herbier : dans quelques sites, son recul paraît même enrayé.
Plus d’infos sur www.com.univ-mrs.fr/gisposi, le site du Groupement d’intérêt scientifique posidonie
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posté le 2009-04-20 11:47:02 par Sarah P.



