Menhirs de l’âge de bronze, places fortes celto-ligures, vestiges de villas romaines… Les traces des peuples qui se sont succédés sur ces terres sont relativement nombreuses. A découvrir dans les musées, et aussi sur le terrain.
Deux superbes menhirs se trouvent non loin de Collobrières. D’une hauteur de 3,15 mètres pour l’un et 2,82 mètres pour l’autre, ils ont été datés de la fin du néolithique (4 000 à 2 000 av. J.-C.) à la fin de l’âge de bronze. Si le mystère de leur érection reste entier, ils valent le déplacement, ne serait-ce que pour la beauté du site, situé à une heure et quart de marche de Collobrières. Des fragments de poterie, des outils de pierre taillée attestent de la présence d’une civilisation du néolithique sur la côte et dans l’intérieur des terres. Vers l’an 900 av. J.-C., les Ligures peuplent le Var. En témoignent l’oppidum de Montjean, à Cavalaire et celui de Maravielle, à La Môle.
Qui sont les premiers habitants ?
En 600 av. J.-C., les Grecs fondent Massalia (Marseille) et des colonies sur les côtes varoises, à Six-Fours (Tauroeis), à Hyères (Olbia) ou encore à Cavalaire (Heraclea Caccabaria). De nombreuses épaves trouvées au large des côtes prouvent l’importance des échanges commerciaux entre Massalia et l’Italie, en passant par les comptoirs varois. Entre 154 et 125 av. J.-C., les Romains occupent toute la région et créent la « Provincia romana » (à l’origine du mot Provence). Sur la via Aurelia, qui relie l’Italie au Rhône, deux cités étapes sont construites : Forum Voconi, entre Vidauban et Le Luc, et Forum Julii (Fréjus).
En 125 av. J.-C. Rome intervient pour pacifier la région provençale en proie aux rivalités entre les Celto-Ligures et les Grecs de Marseille. Les Romains vont y instaurer la « pax romana », et le littoral méditerranéen se transformera en lieu de villégiature privilégié pour les familles romaines auxquelles on attribuera des terres. C’est ainsi que de nombreuses habitations verront le jour, à l’image de la villa Pardigon 2, jouxtant le parking de la plage de La Croix-Valmer. L’association archéologique Aristide-Fabre, qui mène les fouilles depuis plusieurs années sur le site, a dégagé sur un mètre de hauteur les fondations d’une confortable résidence et de ses annexes agricoles d’une superficie de 3 500 m2, dont les plans ont pu être reconstitués avec précision.
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