Sauvage et tourmentée, s’étendant de l'île d'Ouessant, au nord, à l'île de Sein, au sud, la mer d’Iroise ouvre les portes de l’infini maritime, vers la houle du large et le rêve des grandes traversées.
Plantée tout au bout de la péninsule armoricaine, la mer d’Iroise forme la dernière étape avant l’océan. Après les 5°W, les prochaines terres sont celles du continent américain. Au nord, la haute silhouette du phare du Stiff monte la garde sur Ouessant, face à son homologue du Four, marquant l’entrée de la Manche dans l’Atlantique. La côte est déchiquetée, souvent voilée par la brume, les courants très violents. Voici l’archipel de Molène, île ronde et plate et sa multitude d’îlots sauvages, paradis des phoques bruns. Les goémoniers s’activent. Plus au sud, changement de décor. Les pins odorants, les criques paisibles aux eaux transparentes de la baie de Douarnenez ont une petite allure méditerranéenne. Mais l’environnement maritime change à nouveau à l’approche de la pointe du Raz, face à l’île de Sein. Dans ces parages dangereux, mieux vaut ne pas être à contre-courant.
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