Classé scène nationale depuis 1997, l’Opéra du Rhin est l’un des piliers de l’intense vie culturelle de la métropole alsacienne. Intense et très vivante.
Situé Place Broglie, l’Opéra National du Rhin a subi les vicissitudes de l’histoire. Mais les six muses ornant ses colonnes ont survécu aux bombardements allemands de 1870. Son théâtre à l’italienne (1150 spectateurs) offre une rare intimité entre artistes et mélomanes. Un public rajeuni grâce à une politique tarifaire intelligente : en 2007, 21% des spectateurs avaient moins de vingt-six ans. A Strasbourg l’opéra n’est ni élitiste, ni ringard.La programmation alterne répertoire et créations contemporaines, et fait la part belle aux productions et aux coproductions internationales, notamment avec la ville allemande de Karlsruhe. Ce dynamisme se traduit dans l’activité des ateliers situés dans le Grenier d’abondance, un bâtiment médiéval rénové qui abrite également les salles de répétition.Sous la houlette de Cathy Strub des « petites mains » réalisent 1500 costumes par an et l’on trouve dans ces coulisses le dernier bottier d’opéra de France, Patrice Cloue, mais aussi des modistes et perruquiers…Entre les opéras, les récitals ou les « concerts apéritifs » (matinées à tarif unique : 10 € accompagnés d’un verre de bon cru alsacien), on ne compte pas moins de 130 représentations par an ! Deux sites complètent l’ONR : Les Jeunes Voix du Rhin à Colmar, et le Ballet de l’ONR à Mulhouse.Poursuivant un cycle initié en 2006, la saison 2008 célèbre « la femme héroïque » en compagnie de La Walkyrie de Wagner, interprétée par la mezzo-soprano montante de la scène lyrique française : Sylvie Brunet (mai) ; L’Elektra de Richard Strauss mise en scène par Stéphane Braunschweig (avril-mai) ; et l’Iphigénie de Gluck sous la baguette de Marc Albrecht (juin).
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