Cet enfant du pays n'avait que l'agriculture de montagne en tête. Il est en passe d'avoir réussi une gageure : vivre au pays et avec le pays, en vendant des fleurs sublimes.
Guillaume Caillat est parmi ceux qui ne peuvent se lever le matin qu'en voyant sa vallée. Après des études horticoles, il était devenu paysagiste : "Trop loin de la lumière et des paysages des Ecrins." Il était en manque de La Vallouise.
En 2003, Guillaume décide alors de se lancer dans la culture des fleurs sur les terres de sa famille, là où il est né. A 1 200 nd'altitude, ses projets prêtent d'abord à sourire. Les hivers sont longs et parfois très rudes au Pays des Ecrins. En outre, il s'installe sur des champs abandonnés depuis plus de 20 ans, parce que l'agriculture vivrière d'autrefois ne nourrissait plus son homme.
Mais Guillaume Caillat est réaliste. "D'abord, cela ne pouvait être qu'une activité saisonnière. En hiver, je conduis la dameuse sur les pistes de ski de fond, de Vallouise jusqu'à Pelvoux." Sitôt le retour des beaux jours, il fait ses semis sous serres. Le soleil du printemps chauffe fort, fait fondre la neige et fournit de l'eau en abondance. "N'oubliez pas qu'on est aux sources de la Durance, rappelle-t-il. On a tout ce qu'il faut pour arroser jusqu'au début de l'été. Ensuite, on fait des réserves pour affronter une éventuelle sècheresse. Nous faisons des captages pour arroser les serres et irriguer les champs."
Grâce à son travail, le nouvel agriculteur montagnard produit une récolte abondante et de qualité. De mai à fin juin, il vend ses plants de fleurs sur les marchés. Pendant l'été, jusqu'à l'automne, il fournit en bouquets les meilleurs hôtels et restaurants du Pays des Ecrins. Et il écoule sans problème sa production de fruits et de légumes garantis bio.
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posté le 2010-01-05 16:44:42 par Peggy



