43 lacs et 3 torrents : l'embarras du choix pour poser sa mouche sur des eaux de première catégorie regorgeant de truites sauvages.
Cyrille Lespinasse, 27 ans, et Jean-Michel Brunet, 28 ans, ont trouvé ici un cadre à la mesure de leur passion pour la pêche à la mouche, ses heures d'attente, l'œil aux aguets, la canne vibrante. Il y a la Gyr, l'Onde, la Gyronde, tous ces affluents aux eaux claires de la Durance. Il y a aussi les 43 lacs du massif des Ecrins.
Moniteurs de ski ou guides de montagne en hiver, ils préparent soigneusement les cannes et les lignes, remettent les cuissardes pour la saison de pêche de la mi-juin au premier week-end d'octobre. Ils sont alors tous les jours dans l'eau à guetter sous la surface un mouvement, un scintillement, quelques bulles: la présence d'une truite.
Leur hobby les occupe jusqu'à 200 jours par an quand ils parcourent le monde à la découverte des plus belles rivières. Ce loisir devient un métier quand ils sont dans les Hautes-Alpes : ils sont guides de pêche. "La demande est de plus en plus forte“, se réjouissent-ils. " C'est une activité à la portée de tout le monde, jeunes ou moins jeunes, en pleine forme ou handicapés. C'est aussi un loisir qui s'adresse autant aux gens calmes qu'aux sportifs."
Beaucoup de rivières du Pays des Ecrins sont classées en catégorie 1, c'est-à-dire qu'elles comptent en France parmi les plus riches en ressources halieutiques naturelles, en particulier pour les truites sauvages. Les poissons capturés sont donc délicieux à cuisiner, mais Cyrille et Jean-Michel les rejettent systématiquement. "L'attente et la capture dans les paysages exceptionnels du Pays des Ecrins suffisent déjà à notre bonheur."
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