" Ici il me suffit de lever les yeux pour être heureux", sourit Lionel Daudet, alpiniste français deux fois Piolet d'or.
"L'homme a un besoin fondamental de l'eau. Ici, au pays des Ecrins, elle coule naturellement partout, grâce à ses deux glaciers. Par leur présence jusqu'à 4 000 m d'altitude, ils nous offrent des courses sur la neige et la glace, pendant tout l'été", dit Lionel Daudet, 40 ans, l'un des plus grands alpinistes français vivants.
Ce Tourangeau d'origine, fou de nature et de montagne, a conquis les sommets des cinq continents. Il a jeté son dévolu sur le pays des Ecrins et l'Argentière-la-Bessée pour y vivre avec sa compagne Véronique. " C'est une région en plein renouveau où l'on apprécie autant la qualité de la lumière que la chaleur et la solidité du lien social entre les habitants les plus anciens et les nouveaux arrivants."
"Je n'ai qu'à sortir de chez moi pour arpenter de nouveaux parcours. Je peux même vagabonder de sommet en sommet pendant plusieurs jours sans voir trace d'activité humaine. La montagne a gardé son caractère sauvage originel. C'est ici que je retrouve ma raison d'être alpiniste."
Mais pour Lionel Daudet, ce qui compte avant tout, c'est ce qu'il appelle la "skyline", un alignement unique de sommets de plus de 3 000 m. "Il me suffit de lever la tête pour être heureux."
Une skyline qu'il connaît sur le bout du piolet. Au printemps 2007, en compagnie de deux autres guides, Fréderic Jullien et Guillaume Christian, Lionel a fait le tour des Hautes-Alpes en suivant la ligne de crêtes. Soit une course de 700 km depuis le col du Lautaret, en passant par la frontière italienne et le Queyras, le lac de Serre-Ponçon, le Buëch avant de revenir à ses chers pics des Écrins (Barre des Écrins, La Meije, etc).
> Nouvel avis, ou question




