Champion olympique de canoë à Atlanta en 1996, Frank Adisson dirige aujourd'hui une entreprise de micro-centrales hydroélectriques. Une reconversion qui turbine !
Aux côtés des grosses centrales hydroélectriques, l'avenir économique du Pays des Écrins passe peut-être par l'installation de micro-centrales sur les innombrables cours d'eau de la région. Les particuliers en ont saisi l'intérêt car l’énergie produite peut subvenir aux besoins d’une ou de deux habitations, d’une grange, d’un atelier, ou bien être revendue à l’opérateur public !
Le principe est simple : l'énergie d'une chute d'eau est transformée en énergie mécanique grâce à une turbine, puis en énergie électrique au moyen d'une génératrice. La puissance de la centrale installée dépendra du débit d'eau et de la hauteur de chute (de 100 kilowatts à 10 mégawatts). Mais pour qu’une installation de ce type soit efficace, bien intégrée dans le paysage et l’écosystème, mieux vaut être bien conseillé.
Frank Adisson, lauréat olympique de canoë biplace s’est engouffré dans la brèche. Il connaissait la région pour s’être souvent entraîné sur le stade d'eau vive de L'Argentière-la-Bessée. Avec son entreprise de micro-centrales hydroélectriques, il décide de venir s’installer dans le pays avec femme et enfants. "Je ne fais plus de compétitions, raconte le chef d'entreprise. Mais, dès que j'en ai envie, je pars avec mon kayak pour une belle descente sur le Gyr, l'Onde ou la Durance."
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