1828-1830 : les premières ascensions du Pelvoux par un officier français marquent aussi les débuts du métier de guide. Le film l’Ecrin, produit et joué par les guides eux-mêmes, rend hommage à ces pionniers.
Longtemps considéré comme le point culminant des Alpes françaises – c’était avant l’annexion de la Savoie et donc du mont Blanc en 1860- le mont Pelvoux impose sa pyramide de roche et de glace de près de 4000 mètres. Il est gravi pour la première fois par le capitaine Durand, polytechnicien chargé par le ministère de la Défense de dresser la carte du massif à partir de 1828. C’est ainsi que le 30 juillet 1828, accompagné des guides et chasseurs de chamois Jacques-Etienne Mathéoud et Alexis Liotard, le capitaine parvient sur l’une des quatre cimes du massif, la pointe à laquelle il donne son nom : ce sera " la pointe Durand ".
En 2009, le film l’Ecrin, produit par Christian Guillaume, guide lui-même, lointain successeur de Mathéoud et Liotard, restitue l’épopée des débuts : à la fois une première et le véritable commencement du métier de guide dans la vallée.
Retour au XIXe siècle. La pointe Durand n’est en fait pas la plus élevée. Le véritable sommet s’avère être la pointe Puiseux (3946 m). Durand confirme lui-même que le Pelvoux cache, juste derrière lui, un sommet plus haut, la montagne d’Oursine que l’on nommera quelques années plus tard « Barre des Ecrins » et sera conquise en 1864 par le célèbre alpiniste britannique Edward Whymper, flanqué du guide Michel Croz.
Plus tard encore, le point culminant donnera son nom au massif des Ecrins, sans détrôner complètement l’appellation Pelvoux. Elle est aussi le nom de la dernière commune de la vallée de Vallouise, juste avant l’ascension de ces sommets, au départ d’Ailefroide et du Pré de Madame Carle.
Ces hauts lieux de l’alpinisme ont vu grandir des guides aux tempéraments remarquables, dont les noms ont balisé les différentes époques des conquêtes alpines (Alphand, Chaud, Engilberge, Gérard, Giraud, Mathéoud, Roland, Sémiond… et tant d’autres).
Les plus grands noms de l’histoire de l’alpinisme se sont confrontés au massif, de Whymper à Coolidge, de Bonatti à Desmaison et Rebuffat comme le rappelle Claude Albrand dans le livre du centenaire.
> Nouvel avis, ou question



