La splendeur des Alpes à ses pieds et l’euphorie d’être allé au bout de ses limites. Un rêve accessible à condition d’être en bonne forme et accompagné d’un guide : nous l'avons testé pour vous.
La première matinée, nous abandonnons le parking du Pré de Mme Carle au-dessus de Pelvoux et atteignons sans difficulté majeure le chaleureux refuge du Glacier blanc. L'après-midi demande plus d’efforts, car nous évoluons sur les éboulis de la moraine, avant de rejoindre le refuge des Ecrins, à 3 170 m. La nuit sera courte : réveil à 3h30. Nous partons pour notre première marche sur le glacier à la lueur des lampes frontales et des rayons de lune. Après une courte descente, au pied de la face nord du dôme des Ecrins, échange des bâtons de marche contre des piolets. On fixe les crampons sur les semelles des chaussures montantes, nos pas s'inscrivent timidement dans les traces du guide, tous encordés. Une heure à ce rythme puis c'est le début de l'ascension, plus raide, du glacier. "Respirez la bouche grande ouverte", conseille Gérard Pailheret, le guide, "cela vous permet d’oxygéner au maximum le sang qui irrigue les muscles. Gardez le rythme, c'est la tête qui doit commander aux jambes, et non le contraire !"
Ces quelques heures de marche accompagnent le lever du soleil. Il reste 300 mètres avant le sommet. La barre des Ecrins avec ses pans de roche noire et ses éclats de glace impressionne. Mais, à côté, le dôme des Écrins rassure avec sa calotte de neige sphérique. Au bout de près de cinq heures d'effort, enfin, le sommet : 4 015 mètres !
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