Si l’apparition du ski a révolutionné la vie des alpages au siècle dernier, le développement des sports aquatiques la secoue autrement aujourd’hui ! Au premier rang des torrents et cours d’eau alpins, le stade d’eaux vives de L’Argentière est devenu un spot incontournable à l’échelle internationale.
Le stade d’eaux vives de L’Argentière est né en 1993 d’une idée simple : tirer le meilleur parti des qualités de la Durance, particulièrement propice à la pratique du canoë-kayak. Le cours de la rivière est aménagé, des blocs de pierres sont amenés afin de canaliser le courant, provoquer des vagues et des remous spectaculaires sous les portes de slalom. Le parcours, d’une qualité exceptionnelle, attire rapidement les sportifs de haut niveau : il accueille les championnats d’Europe de canoë-kayak en 2006. En 2011 s’y tiendra la Coupe du monde, autant dire une véritable consécration !
Les champions ne sont pas les seuls à profiter de ces équipements : le commun des mortels aussi ! EDF, qui a participé au financement du projet, a conclu une étroite collaboration avec la Fédération française de canoë-kayak. En tant que gestionnaire de la Durance par l’entremise de ses barrages situés en aval, l’entreprise EDF dose le débit en fonction des besoins : puissant en cas de compétition, faible pour la pratique de loisir. C’est ainsi une nouvelle saison touristique qui a pris le relais des sports d’hiver. Aficionados et amateurs affluent : on compte dorénavant près de 120 000 embarquements chaque été !
D’autant qu’à côté de cet équipement, de nombreuses structures proposent des initiations et des stages de perfectionnement sur les petites rivières du Pays des Ecrins : l’Onde, la Gyronde et le Gyr. Dans un environnement naturel préservé, ces cours d’eau autorisent des pratiques variées, adaptées à tous les goûts et à tous les niveaux, de la simple balade en canoë à la pratique du rafting. Aux environs de Vallouise, la descente du Gyr en raft est un must : en équipage, sur ce gros bateau gonflable ballotté et déformé par les vagues, il faut réagir à la seconde aux ordres de celui qui pilote l’embarcation ! Les plus téméraires peuvent aussi se jeter dans les torrents munis de casques et de palmes pour « la nage en eaux vives », les bras et le haut du corps protégés par un bouclier en mousse de polyester. Et si ces parties d’autos tamponneuses sur l’eau s’avèrent aussi intenses qu’hilarantes, n’oubliez pas qu’elles doivent toujours être encadrées par des moniteurs agréés !
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