Une visite à la Maison du Parc national du Pays des Ecrins s’impose pour une lecture sensible des paysages du Parc national.
Chamois, bouquetin, marmotte, hermine, renard, aigles royaux et quelque 320 autres espèces vivent dans le Parc national des Écrins, né en 1973. S'étendant sur près de 92 000 ha, le parc compte des milliers de familles végétales, dont l’anémone des glaciers, l’edelweiss, des bonsaïs naturels ou des plantes protégées comme les chardons bleus. Ses paysages se lisent aussi comme des livres ouverts sur l’évolution climatique.
"On sait que, voilà 10 000 ans, des glaciers de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur recouvraient les vallées de la région", rappelle le responsable du Parc national, Thierry Maillet. C'était la dernière grande glaciation. Mais à l'heure où le réchauffement planétaire monopolise les esprits, se souvient-on qu'il y a moins de 40 ans on craignait plutôt un nouveau coup de froid ? "Ainsi en 1970, le Glacier blanc a connu une telle progression qu'on parlait d'un nouvel âge glaciaire, et ce n'est pas si loin", souligne Thierry Maillet. Le fait est, hélas, que depuis 1986 les glaciers du Pays des Écrins ont commencé à fondre et à reculer fortement : 600 m en 20 ans, et plus de 100 m pour la seule année 2003 !
Toutes ces mesures récentes et ces observations sont le fait des gardiens du Parc national. Elles se trouvent à votre disposition à Vallouise dans la Maison du Parc. Indispensable sas d’entrée vers la découverte en version réelle d'un des plus vastes et riches sanctuaires de France.
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