A l’instar de la Cappadoce (à Ürgüp en Turquie), la Maurienne propose des spécimens de cheminées de fée.
Du côté des Albiez, avec vue imprenable sur les aiguilles d’Arves, le Moine de Champlan, 26 m de haut, n’a guère à envier à ses cousins d’Anatolie.
Il s’agit, a priori, d’un rocher posé comme par enchantement au sommet d’une colonne d’apparence gracile. Ne pas s’y fier. Explication de leur « naissance » :
- Les cheminées de fée sont le résultat de l’érosion, due aux pluies et aux ruissellements, en terrains poreux que constituent les anciennes moraines glaciaires.
- L’érosion dégage des blocs plus résistants. Ce sont eux qui vont « coiffer » la future cheminée. Ces parapluies naturels vont protéger la colonne tout en exerçant sur elle une certaine pression.
- Sous le double effet de la pression du « chapeau » et du durcissement de la calcite, les fûts deviennent solides. Comme de la pierre, ou presque.
Résultat : les cheminées de fée défient la pesanteur, même quand elles sont décoiffées.
> Nouvel avis, ou question




