Adresse de charme à recommander aux weeks-ends à deux ou aux veillées entre amis, le Chalet des Faures est une ancienne bergerie à un de ces bouts du monde où il fait bon se retrouver soi-même, dans un chaleureux cocon de boiseries.
Le Chalet des Faures a retrouvé sa beauté et son âme par la grâce et l’entêtement de Jean-Pierre et Christine Zoellin.
Jean-Pierre avait jeté son dévolu sur cette maison, qu’un berger italien avait construite de ses mains, voilà tout juste un siècle, avant d’y mettre le feu, au crépuscule de sa vie.
C’est donc une ruine que ce Briançonnais rachète. Ne subsiste que la bergerie, superbe pièce voutée construite sur remblai. Pendant six ans, il va remonter les murs, la charpente, charrier les pierres, creuser, clouer, pousser, tirer, et s’éreinter, prenant pour modèle les maisons du hameau des Faures.
Lorsque Christine est arrivée, elle est tombée sous le charme du propriétaire et des lieux. Ensemble, ils ont transformé ce qui n’était qu’un modeste refuge de montagnards, logés en dortoir, en un nid douillet, un « quatre étoiles des alpages », décoré avec beaucoup de goût, de meuble du cru, de veilles portes et de bois récupérés alentour, de vaisselle, de tissus et de broderies chinés ça et là, de brocantes en vide-greniers.
Au bout de la route qui serpente, les visiteurs ont trouvé un endroit où se poser, loin du bruit et de la fureur, dans un écrin de verdure, à Champcella, littéralement « le champ caché ».
Au chalet des Faures, les réveils aux aurores sont rares. L’ambiance est plutôt aux grandes tablées d’amis, autour de plats inventés par Christine et d’histoires racontées par Jean-Pierre.
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posté le 2010-07-28 10:29:05 par martine liegard

